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Pour obtenir des informations supplémentaires sur les écoutes téléphoniques
Papiers - Citoyenneté - Élections
Dans quelles situations des conversations téléphoniques peuvent être écoutées ? Les écoutes téléphoniques sont souvent mises en place dans le cadre d’une procédure judiciaire, mais elles peuvent aussi être décidées par l’administration. Ces écoutes permettent de capter et d’enregistrer des échanges à distance. Si elles sont décidées de manière illégale, la personne écoutée peut faire un recours. Nous vous présentons les informations à connaître.
Dans le cadre d’une enquête ( préliminaire ou de flagrance ) sur une infraction relevant du terrorisme, de la criminalité ou de la délinquance organisée, le juge de la liberté et de la détention (JLD) peut, sur demande du procureur de la République , autoriser des écoutes téléphoniques.
À savoir
Lorsque la personne est placée sur écoute, elle n’en n’est pas informée.
Dans sa décision, le JLD doit indiquer les informations suivantes :
Les raisons pour lesquelles il estime que les écoutes sont nécessaires
L’infraction pour laquelle les écoutes sont autorisées
La (ou les) ligne téléphonique à intercepter (ligne de la personne mise en cause, ligne d’un proche de la personne suspectée, etc.)
La durée des écoutes téléphoniques.
L’autorisation du JLD est valable pour 1 mois , renouvelable 1 fois pour la même durée.
À noter
Il existe des règles particulières pour les interceptions de correspondance des avocats.
La ligne dépendant du cabinet ou du domicile d’un avocat peut être placée sur écoute s’il existe de véritables raisons de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre (en tant qu’auteur ou complice ) l’infraction pour laquelle une enquête a été ouverte.
Par ailleurs, le bâtonnier doit en être informé.
Si les écoutes sont autorisées, les correspondances entre l’avocat et ses clients ne peuvent pas être utilisées si elles concernent l’exercice des droits de la défense (exemple : échange entre l’avocat et son client pour préparer un procès à venir).
À l’occasion d’une information judiciaire portant sur un crime ou un délit puni d’une peine supérieure ou égale à 3 ans de prison , le juge d’instruction peut autoriser des écoutes téléphoniques.
Cette décision est valable pour une durée de 4 mois , renouvelable dans la limite d’1 an.
À savoir
Si l’information judiciaire porte sur une infraction relevant du terrorisme, de la criminalité ou de la délinquance organisée , la décision est valable pour une durée de 4 mois, renouvelable dans la limite de 2 ans.
Le juge d’instruction peut aussi ordonner une écoute dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour rechercher les causes de la mort ou de la disparition inquiétante d'une personne. La décision est prise pour une durée de 2 mois renouvelable .
Dans sa décision, le juge d’instruction doit indiquer les informations suivantes :
Les raisons pour lesquelles il estime que les écoutes sont nécessaires
L’infraction pour laquelle les écoutes sont autorisées
La (ou les) ligne téléphonique à intercepter (ligne de la personne mise en cause, ligne d’un proche de la personne suspectée, etc.)
La durée des écoutes téléphoniques.
En principe, la personne placée sur écoute n’en est pas tenue informée. Néanmoins, elle peut l’être s’il s’agit d’une victime qui demande à ce que sa ligne téléphonique soit écoutée.
En effet, la victime d’un délit puni d’emprisonnement et commis depuis une ligne téléphonique (exemple : harcèlement téléphonique ) peut demander l’installation d’un dispositif d’écoute sur cette ligne. Cette demande doit être faite par écrit au juge d’instruction en charge de l’affaire.
À savoir
Il existe des règles dérogatoires pour les avocats, les magistrats, les députés et les sénateurs.
La ligne dépendant du cabinet ou du domicile d’un avocat peut être placée sur écoute s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’il a commis ou tenté de commettre (en tant qu’auteur ou complice) l’infraction pour laquelle une procédure a été ouverte. Par ailleurs, le bâtonnier doit en être informé.
Si la mise sur écoute d’un magistrat est envisagée, le juge d’instruction doit prévenir le premier président ou le procureur général du lieu où il habite. Si les écoutes concernent un député ou un sénateur, le juge avertit le président de l’assemblée à laquelle la personne écoutée appartient.
Lorsqu’une personne est en fuite, le juge de la liberté et de la détention , sur demande du procureur de la République , peut autoriser des écoutes téléphoniques.
Chaque écoute autorisée doit concerner des personnes possiblement en contact avec la personne recherchée.
L’autorisation de mise sur écoute est valable pour une durée de 2 mois, renouvelable.
À noter
Si la personne en fuite est soupçonnée d’avoir commis un délit , l’autorisation ne peut être renouvelée que 2 fois pour la même durée (soit 6 mois au total).
Si les conversations ont lieu en langue étrangère, un interprète transcrit les enregistrements en français.
6 ans pour un délit ,
20 ans pour un crime .
Défense de l'indépendance nationale , de l'intégrité du territoire et défense nationale
Préservation des intérêts économiques , industriels et scientifiques majeurs de la France
Prévention du terrorisme
Prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions
Prévention des violences collectives portant gravement atteinte à la paix publique
Prévention de la criminalité et de la délinquance organisées
Prévention de la prolifération des armes de destruction massive .
L’administration pénitentiaire peut être autorisée à écouter les conversations téléphoniques d’un détenu pour empêcher une évasion et/ou assurer la sécurité en prison.
La réclamation vaut uniquement pour la personne qui la transmet à la CNCTR. Si ses proches veulent également savoir s’ils ont été écoutés irrégulièrement, ils doivent, eux aussi, saisir la CNCTR.
Une fois la demande reçue, la CNCTR vérifie qu’aucune écoute administrative n’a été mise en place illégalement.Par ailleurs, elle informe la personne qui a fait la demande que toutes les vérifications ont été demandées. Toutefois, elle ne lui précise pas si elle a été placée sur écoute ou non.Si elle constate une irrégularité, elle ordonne l’interruption des écoutes et la destruction des enregistrements. En cas de refus du service habilité, elle saisit le Premier ministre et, si nécessaire, fait un recours devant le Conseil d’État.Après avoir consulté la CNCTR, la personne qui pense être mise sur écoute peut également saisir le Conseil d’État. Elle dispose d’un délai de 2 mois à compter de la réponse de la CNCTR.
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