Justice

Libération conditionnelle

La libération conditionnelle permet au condamné d'être libéré de prison avant la fin de sa peine tout en respectant des conditions.
Fiche pratiqueMis à jour le 06/05/2026Particuliers

La libération conditionnelle est un aménagement de peine décidé par les juridictions de l'application des peines . Elle permet au condamné de terminer sa peine en dehors de l'établissement pénitentiaire tout en restant contraint à des obligations . Le condamné reste suivi par le juge de l'application des peines et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation (CPIP). Pour pouvoir demander une libération conditionnelle, il est nécessaire de remplir certaines conditions . Voici les informations à connaître.

Quelles sont les conditions pour obtenir une libération conditionnelle ?

De manière générale, le détenu peut demander une libération conditionnelle s'il a effectué un certain temps en prison, qu'il a fait des efforts sérieux de réadaptation sociale (exemple : travail en prison , apprentissage de la lecture et de l'écriture) et qu'il présente certaines garanties .Dans certains cas particuliers, le condamné peut être mis en liberté conditionnelle sans avoir à répondre à ces conditions. C'est le cas :
  • Lorsqu'il est âgé de plus de 70 ans

  • Lorsqu'il est le parent d'un enfant de moins de 10 ans ou, s'il s'agit d'une femme, qu'elle est enceinte

  • Lorsqu'il est gravement malade.

  • Cas général

    Conditions tenant au temps passé en prison

    La personne détenue peut bénéficier d'une libération conditionnelle lorsqu'elle a effectué au moins la moitié de sa peine en prison , dans la limite de :

    La personne condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité peut obtenir une libération conditionnelle lorsqu'elle a effectué :

    • 18 ans de prison pour les délinquants primaires

    • 22 ans de prison pour les délinquants récidivistes.

    Conditions tenant à la personne condamnée

    Le condamné doit également prouver qu'il fait des efforts sérieux de réadaptation sociale (exemple : travail en détention, suivi d'un traitement, etc.) et garantir l'un des éléments suivants :

    • Exercice d'une activité professionnelle, suivi d'un stage ou d'un enseignement

    • Suivi d'une formation professionnelle

    • Participation essentielle à la vie de sa famille (sa présence est essentielle pour l'éducation d'un enfant par exemple)

    • Nécessité de suivre un traitement médical

    • Efforts dans le but d'indemniser les victimes

    • Implication dans un projet sérieux d'insertion ou de réinsertion (par exemple, une activité de bénévolat ou associative).

    À noter

    Le fait d'avoir un logement à la sortie de prison est essentiel pour obtenir une libération conditionnelle.

    Connaître les conditions particulières pour certains condamnés

    Un détenu étranger qui fait l'objet d'une interdiction de vivre ou de circuler sur le territoire français, d'une mesure d'expulsion ou d'une obligation de quitter le territoire français peut bénéficier d'une libération conditionnelle uniquement si cette mesure est exécutée à la sortie de prison .

    Par ailleurs, toute personne condamnée pour un crime ou un délit faisant encourir un suivi socio-judiciaire peut bénéficier d’une libération conditionnelle uniquement si elle a suivi un traitement pendant son incarcération et/ou qu’elle s’engage à le suivre pendant le délai d’épreuve .

    Âgé de plus de 70 ans

    Si la personne condamnée a plus de 70 ans , elle peut obtenir une libération conditionnelle quelle que soit la durée de la peine qui lui reste à effectuer.

    La libération conditionnelle lui est accordée dès lors que sa réinsertion est assurée (par exemple, elle suit une thérapie).

    Le condamné doit justifier qu'il bénéficiera d'un logement ou qu'il sera pris en charge (exemple : en maison de retraite) à sa sortie de prison.

    Attention

    Une telle libération n'est pas accordée en cas de risque de renouvellement de l'infraction ou de trouble grave à l'ordre public.

    Autorité parentale sur enfant de moins de 10 ans

    La personne condamnée à une peine inférieure ou égale à 4 ans ou pour laquelle il reste 4 ans de prison à accomplir peut bénéficier d'une libération conditionnelle dans 2 situations :

    Toutefois, la libération conditionnelle ne peut pas être accordée à la personne condamnée pour un crime ou un délit commis sur un mineur.

    Atteint d'une maladie grave

    Le condamné atteint d'une maladie grave peut bénéficier d'une suspension de peine . Cela signifie qu'il est libéré de prison aussi longtemps que sa maladie reste grave.

    Un an après le début de la suspension de peine , le condamné fait l'objet d'une expertise médicale.

    Il peut obtenir une libération conditionnelle si les 2 conditions suivantes sont réunies :

    • L'expertise médicale démontre que son état de santé (physique ou mental) est incompatible avec l'incarcération

    • Le condamné bénéficie d'une prise en charge adaptée à sa maladie.

    À savoir

    La suspension de peine n'est pas accordée s'il existe un risque grave de renouvellement de l'infraction .

    Comment obtenir une libération conditionnelle ?

    Demande

    Dès qu'il est admissible à la libération conditionnelle, le condamné est prévenu par le greffe de l'établissement pénitentiaire dont il dépend.

    À partir de ce moment, le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle.

    La demande est faite par requête signée par le condamné et/ou son avocat.

    Elle peut être transmise par lettre RAR ou remise en main propre :

    À savoir

    Durant toute la procédure, le condamné peut être assisté d'un avocat . S'il n'a pas les ressources financières suffisantes pour engager un avocat, il peut éventuellement obtenir l'aide juridictionnelle .

    Traitement de la demande

    Le juge de l'application des peines est compétent pour accorder une libération conditionnelle aux condamnés à une peine privative de liberté inférieure à 10 ans ou pour lesquels il ne reste que 3 ans de prison à accomplir.

    Dans les autres cas, la demande est traitée par les juges du tribunal de l'application des peines .

    Peine inférieure à 10 ans ou temps restant à accomplir inférieur à 3 ans

    À la suite de la demande de libération conditionnelle, le Jap mène une enquête. Dans un délai de 4 mois à compter de la demande , il organise un débat contradictoire , au cours duquel le condamné et/ou son avocat peut faire des observations.

    Si le condamné et le procureur de la République sont d'accord, le Jap peut accorder la libération conditionnelle sans qu'un débat contradictoire ait lieu.

    Après ce débat, le Jap rend un jugement motivé par lequel il accorde ou refuse la libération conditionnelle.

    Le condamné peut faire un recours contre cette décision en saisissant la chambre de l'application des peines dont dépend le Jap qui a rendu le jugement. Il dispose d'un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement.

    Autres cas

    La libération conditionnelle est décidée par les juges du tribunal de l'application des peines lorsque la personne a été condamnée à :

    Une peine de plus de 10 ans de prison

    La réclusion criminelle à perpétuité , peu importe le temps de prison restant à accomplir

    Une peine de réclusion criminelle de plus de 15 ans pour laquelle un suivi-socio judiciaire est encouru, peu importe le temps de prison restant à accomplir

    Une peine de prison pour avoir commis un acte de terrorisme .

    Avant d'examiner la demande , les juges du Tap doivent obtenir l'avis d'une commission chargée d'évaluer la dangerosité du condamné et d’un représentant de l'administration pénitentiaire .

    Ils doivent également entendre le procureur de la République , le condamnée et/ou son avocat au cours d'un débat contradictoire . Ce débat doit être organisé dans un délai de 6 mois à compter de la demande.

    Les juges du Tap rendent un jugement motivé par lequel ils accordent ou refusent la libération conditionnelle.

    Le condamné peut faire un recours contre cette décision en saisissant la chambre de l'application des peines dont dépend les juges du Tap qui ont rendu le jugement. Il dispose d'un délai de 10 jours à compter de la notification du jugement.

    La libération conditionnelle peut également être accordée sans demande du condamné. Dans ce cas, il faut que le Tap ait été saisi par le Jap ou le procureur de la République .

    À savoir

    La libération conditionnelle peut également être accordée sans demande du condamné. Dans ce cas, il faut que le Tap ait été saisi par le Jap ou le procureur de la République .

    Quelles sont les mesures à respecter en cas de libération conditionnelle ?

    Durant la libération conditionnelle, le condamné est assisté et contrôlé par le Jap et un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation .Il doit se soumettre à des obligations et interdictions fixées dans le jugement qui lui a accordé une libération conditionnelle. Ces mesures sont applicables pendant une durée limitée.

    Quelles sont les obligations et interdictions liées à la libération conditionnelle ?

    Le condamné peut notamment être obligé à :

    Il peut également lui être interdit de :

    • Fréquenter certains endroits déterminés (exemple : débit de boisson)

    • Fréquenter certaines personnes (exemple : victime ou complice )

    • Utiliser un compte de réseau social pour une durée maximale de 6 mois.

    À savoir

    Dans certains cas, il est possible que la personne qui bénéficie d’une libération conditionnelle soit placée sous bracelet électronique.

    En savoir plus sur le placement sous bracelet électronique

    Dans certaines situations, la personne condamnée est obligatoirement placée sous bracelet électronique. Dans d’autres cas, ce dispositif peut être décidé par le juge de l’application des peines .

    Bracelet électronique obligatoire

    Le bénéficiaire d'une libération conditionnelle est obligatoirement être placé sous bracelet électronique lorsqu'il a été condamné à :

    Une peine de réclusion criminelle à perpétuité

    Une peine supérieure ou égale à 15 ans pour une infraction faisant encourir un suivi socio-judiciaire

    Une peine supérieure ou égale à 10 ans pour une infraction faisant encourir une rétention de sûreté .

    Cette règle n'est pas applicable lorsque le condamné a déjà fait l'objet d'une semi-liberté , d'un placement à l'extérieur ou d'une détention à domicile sous surveillance électronique , pendant une période d'un à 3 ans avant la fin du temps d'épreuve .

    Bracelet électronique facultatif

    Le juge de l’application des peines peut ordonner le placement sous bracelet électronique d’une personne condamnée à une peine d'au moins 7 ans de prison pour avoir commis une infraction pour laquelle un suivi socio-judiciaire est encouru.

    Il en est de même pour la personne condamnée à une peine d'au moins 5 ans d'emprisonnement pour avoir commis des violences ou des menaces sur la personne avec laquelle elle est ou a été mariée, pacsée ou en concubinage ou contre les enfants de l'un des membres du couple.

    Pour être placée sous bracelet électronique, la personne condamnée doit donner son accord. Néanmoins, si elle ne le donne pas, sa libération conditionnelle peut être annulée.

    Quelle est la durée des obligations et interdictions liées à la libération conditionnelle ?

    Le Jap ou les juges du Tap fixent la durée pendant laquelle le condamné doit respecter ces obligations et interdictions.

    La durée des mesures est plus ou moins longue en fonction de la peine prononcée contre le détenu.

    Peine de prison temporaire

    La durée de ces mesures ne peut pas dépasser de plus d'un an la durée de la peine restant à accomplir dans le cadre de la libération conditionnelle .

    De plus, ces mesures sont applicables pour une durée de 10 ans maximum .

    Si la libération conditionnelle est accordée pour 5 ans, la personne condamnée peut être obligée de respecter les mesures fixées par le Jap, pendant 6 ans maximum. En revanche, si la libération conditionnelle est accordée pour 11 ans, le condamné sera soumis à des obligations et interdictions pour une durée de 10 ans maximum.

    Peine de prison à perpétuité

    Si le condamné a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité , ces mesures lui sont applicables pour une durée allant de 5 à 10 ans à compter sa mise en liberté conditionnelle .

    Peut-on demander la modification des obligations liées à une libération conditionnelle ?

    La personne condamnée peut demander à ce que les obligations et interdictions auxquelles elle est soumise soient modifiées.

    La demande est faite par requête signée par le condamné ou son avocat.

    Elle peut être transmise par lettre RAR ou remise en main propre :

    Dans quels cas la libération conditionnelle prend-t-elle fin ?

    La libération conditionnelle peut se terminer soit à la fin du délai d'épreuve s’il n’y a pas eu d’incident, soit pendant le délai d'épreuve si le condamné n'a pas respecté ses obligations ou a commis une nouvelle infraction.

    Aucun incident pendant la libération conditionnelle

    Si aucun incident n'est intervenu pendant le délai d'épreuve , la libération conditionnelle s'achève et la personne est définitivement libérée.

    Non-respect des obligations ou commission d'une nouvelle infraction

    Lorsque la personne condamnée ne respecte pas les obligations et interdictions auxquelles elle était soumise pendant le délai d'épreuve , les juridictions de l'application des peines peuvent annuler la libération conditionnelle .

    Il en est de même si elle commet une nouvelle infraction pendant ce délai.

    L'annulation de cet aménagement de peine est décidée après un débat contradictoire au cours duquel la personne condamnée (et/ou son avocat ) peut faire des observations.

    En cas d'annulation, la personne condamnée retourne en prison pour la durée de la peine qui lui restait à accomplir au moment de sa mise en liberté conditionnelle .

    Si l'annulation est due à la commission d'une nouvelle infraction , la peine prononcée pour cette infraction se cumule à la durée de la peine restant à subir au moment de la mise en liberté conditionnelle. Par exemple, si le reste à subir est de 2 ans et que la peine prononcée est de 3 ans de prison, le condamné restera 5 ans dans l'établissement pénitentiaire.

    Définitions

    Aménagement de peine
    Mode d'exécution d'une peine de prison ferme qui permet à la personne condamnée d’effectuer tout ou partie de sa peine en dehors d’une prison (détention à domicile sous surveillance électronique, semi-liberté, placement à l'extérieur, libération conditionnelle, etc.)
    Juridictions de l'application des peines
    Il s'agit du juge de l'application des peines, du tribunal de l'application des peines et de la chambre de l'application des peines
    Établissement pénitentiaire
    Lieu dans lequel les personnes en attente d'un jugement ou condamnées à une peine de prison sont détenues ou incarcérées (exemple : une maison d'arrêt)
    Juge de l'application des peines
    Juge compétent pour superviser la manière dont la peine va être appliquée à une personne condamnée
    Délinquant primaire
    Personne qui n'a pas d'antécédent judiciaire ou qui a commis une infraction après un long délai suivant sa première condamnation. Le délinquant primaire s'oppose au délinquant récidiviste
    Récidive légale
    Fait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.
    Perpétuité
    Peine indéterminée conduisant à l'incarcération d'un détenu soit jusqu'à la fin de sa vie, soit jusqu'à une éventuelle décision des juridictions pénales
    Crime
    Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)
    Délit
    Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans
    Suivi socio-judiciaire
    Ensemble de mesures de surveillance, de soins médico-sociaux et de réinsertion imposées au condamné pour éviter la récidive
    Délai d'épreuve
    Partie de la peine effectuée dans le cadre de la libération conditionnelle
    Infraction
    Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes
    Résidence habituelle
    Lieu où la personne réside le plus longtemps durant l'année
    Incarcération
    Fait de mettre une personne en prison après qu'elle ait été condamnée
    Requête
    Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal
    Ressort géographique
    Zone géographique dans laquelle une juridiction est compétente
    Peine privative de liberté
    Sanction pénale qui consiste à placer la personne en prison. L’emprisonnement peut être remplacé par une limitation de la liberté de circulation en raison d’un aménagement de peine (exemple : placement à l'extérieur, semi-liberté ou détention à domicile sous surveillance électronique)
    Tribunal de l'application des peines
    Juridiction composée de 3 juges, qui a pour mission de fixer la manière dont est effectuée une peine de prison ou restrictive de liberté (exemple : détention à domicile sous surveillance électronique)
    Débat contradictoire
    Débat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée
    Décision motivée (justice)
    Obligation pour le juge d'expliquer les raisons pour lesquelles il a pris cette décision
    Chambre de l'application des peines
    Juridiction qui dépend de la cour d'appel et qui a pour rôle d'examiner les recours contre les décisions relatives à l'exécution des peines
    Notification
    Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne
    Réclusion criminelle
    Peine de prison prononcée en cas de crime.
    Acte de terrorisme
    Infraction commise, préparée ou financée dans le but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur. L'infraction comprend l'acte lui-même et les moyens pour le mettre en place. Par exemple, atteinte volontaire à la vie, séquestration, enlèvement, détournement d'un moyen de transport, détention d'armes.
    Administration pénitentiaire
    Service chargé de l'exécution des décisions pénales et de la réinsertion des personnes condamnées
    Procureur de la République
    Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.
    Conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation
    Professionnel qui intervient en prison auprès de personnes détenues et en milieu ouvert ou de personnes soumises à un contrôle judiciaire, une surveillance électronique, une libération conditionnelle ou un sursis probatoire. Il a pour mission d'accompagner ces personnes durant l'exécution de leur peine.
    Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP)
    Service départemental de l'administration pénitentiaire qui assure le contrôle et le suivi des peines exécutées au sein d'un établissement pénitentiaire ou en milieu ouvert
    Injonction de soins
    Mesure qui peut être prononcée contre l’auteur d’un crime ou d’un délit pour lequel un suivi socio-judiciaire est encouru (exemple : viol ou agression sexuelle). Le délinquant est suivi par un médecin ou par un psychologue qui lui prodigue les soins dont il a besoin pour éviter de commettre une nouvelle infraction
    Complice
    Personne qui aide l'auteur des faits à accomplir l'infraction
    Semi-liberté
    Aménagement qui permet au détenu de quitter la prison pendant la journée et d'y retourner le soir, dans le but d’exercer une activité professionnelle, de suivre un enseignement ou une formation, de rechercher un emploi, etc. La semi-liberté peut être accordée à la personne condamnée à une peine inférieure ou égale à 2 ans de prison ou à laquelle il ne reste que 2 ans de prison à accomplir
    Placement à l'extérieur
    Aménagement qui permet à la personne condamnée de sortir de prison pour exercer une activité professionnelle ou bénéficier d'une prise en charge sanitaire. La personne dort en prison ou dans un endroit désigné par le juge. Cet aménagement peut être accordé aux personnes condamnées à une peine inférieure ou égale à 2 ans de prison ou pour lesquelles il ne reste que 2 ans de prison à accomplir.
    Détention à domicile sous surveillance électronique
    Aménagement de la peine au cours duquel le condamné doit rester à domicile ou dans le lieu désigné par le juge, sauf en dehors des périodes qu’il fixe. La personne qui en bénéficie porte un bracelet électronique. Cet aménagement peut être accordé à la personne condamnée à une peine inférieure ou égale à 2 ans de prison ou à laquelle il ne reste que 2 ans de prison à accomplir
    Temps d'épreuve
    Dans le cadre d'une libération conditionnelle, il s'agit de la partie de la peine effectuée en prison
    Suivi socio-judiciaire
    Peine complémentaire ou principale en matière de délit, qui impose à la personne condamnée le respect de différentes mesures telles que l'obligation de répondre aux convocations, de prévenir d'un changement d'adresse, l'interdiction de fréquenter certains lieux ou les injonctions de soins
    Violence
    Acte intentionnel ou non provoquant chez la victime un trouble physique ou moral comportant des conséquences dommageables pour sa personne, ses proches ou leurs biens
    Menace
    Geste, parole ou acte par lequel un individu exprime sa volonté de faire du mal à quelqu'un

    Qui peut vous aider

    Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip)

    Pour obtenir des informations sur la libération conditionnelle

    Voir le site

    Avocat

    Pour être assisté lors d'une procédure sur la libération conditionnelle

    Voir le site

    Tribunal judiciaire

    Pour faire une demande de libération conditionnelle

    Voir le site

    Références

    Fiches connexes