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Pour se renseigner en cas de non-paiement de la prestation
Famille - Scolarité
À la suite de votre divorce, vous pensez que votre niveau de vie va baisser ? Votre ex-époux ou ex-épouse peut devoir vous verser une prestation compensatoire à compter du divorce. Elle est destinée à compenser la disparité créée par la rupture du mariage. Elle peut être versée sous différentes formes fixées par les époux ou par le Jaf lors du divorce. Nous vous présentons les informations à connaître.
La prestation compensatoire ne peut être réclamée qu'en cas de divorce. Les concubins et les partenaires de Pacs peuvent uniquement saisir le Jaf d'une demande de dommages et intérêts en cas de rupture abusive.
La prestation compensatoire doit figurer dans la convention de divorce établie par les époux et chacun de leurs avocats.
La convention doit prévoir le montant et les conditions de versement de la prestation. Elle peut également indiquer les conditions de sa révision ou de sa suppression.
Il est possible de prévoir que les versements cesseront à compter de la réalisation d'un événement déterminé (par exemple en cas de remariage).
Il n'est plus possible de demander cette prestation quand le divorce est enregistré par le notaire.
La prestation compensatoire peut être fixée par le juge ou prévue par les époux dans une convention qui sera homologuée par le juge :
La demande doit être formée par l'avocat dans l'assignation en divorce devant le tribunal ou au cours de procédure lors du dépôt de conclusions .
Le Jaf statue sur cette demande dans le jugement. Il en fixe le montant et les conditions de paiement.
Lorsque les époux sont d'accord sur la prestation compensatoire, ils peuvent établir une convention . Elle en fixe le montant et les conditions de paiement. Elle peut également indiquer dans quel cas elle doit être révisée ou supprimée.
La convention est homologuée par le Jaf et annexée au jugement de divorce.
Il est possible de prévoir que les versements cesseront à compter de la réalisation d'un événement déterminé (par exemple en cas de remariage).
Il est possible de prévoir que les versements cesseront à compter de la réalisation d'un événement déterminé (par exemple en cas de remariage).
Durée du mariage
Âge et l'état de santé des époux
Qualification et situation professionnelles
Ensemble des revenus de chaque époux (salaires, allocations versées par France Travail, pensions, dividendes, revenus fonciers ou mobiliers...)
Conséquences des choix professionnels d'un époux pendant la vie commune pour l'éducation des enfants ou pour favoriser la carrière de son époux à son détriment de la sienne. Par exemple, époux qui a fait le choix d'un temps partiel ou d'une mise entre parenthèses de sa carrière.
Patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu'en revenu, après la liquidation du régime matrimonial
Droits existants et prévisibles (par exemple, mise à la retraite prochainement, naissance d'un enfant pour l'époux créancier )
Pension de retraite prévisible (en tenant compte de la diminution des droits à la retraite de l'époux qui a consenti des sacrifices professionnels).
Attribution d'un bien en propriété ou d'un droit temporaire (par exemple un droit d'habitation limité dans le temps) ou d'un viager d'usage et d'habitation ou d'usufruit
La prestation compensatoire est versée, en principe , sous forme d'un capital. Elle permet à l'époux débiteur de s'acquitter en une seule fois de la somme et à l'époux créancier de disposer de cette somme immédiatement. Si l'époux débiteur ne peut pas verser le capital en une fois, elle peut prendre une autre forme. Elle peut être échelonnée sous forme de versements périodiques ou combiner sous une forme mixte le versement d'un capital et l'échelonnement d'un paiement.
Dans le cadre d'une convention , les époux doivent prévoir la date du versement du capital.
Lorsque c'est le juge qui fixe le montant de la prestation compensatoire, il doit indiquer dans son jugement la date de paiement de celle-ci.
Le paiement de la prestation compensatoire n'est pas lié à la liquidation de la communauté .
Le paiement de la prestation compensatoire n'est pas lié à la liquidation de la communauté .
Lorsqu'il n'est pas possible de verser le capital en une seule fois, le jugement ou la convention fixe les conditions de paiement sous forme de versements périodiques .
Les versements peuvent être mensuels, trimestriels, semestriels ou annuels.
Ils sont revalorisés annuellement et indexés selon les règles applicables aux pensions alimentaires .
Les versements doivent se faire dans un délai maximum de 8 ans .
À tout moment, l'époux débiteur a la possibilité de solder le capital indexé restant dû si ses capacités financières le lui permettent (par exemple, héritage, augmentation du salaire).
À tout moment, l'époux débiteur a la possibilité de solder le capital indexé restant dû si ses capacités financières le lui permettent (par exemple, héritage, augmentation du salaire).
Dans une convention ou par décision du juge, il est possible de combiner un capital versé immédiatement et un capital échelonné.
Les versements échelonnés doivent se faire dans un délai maximum de 8 ans .
Le capital échelonné est revalorisé annuellement. Il est indexé selon les règles applicables aux pensions alimentaires .
Exceptionnellement , par jugement ou par convention, un bien peut être attribué à l'époux bénéficiaire de la prestation compensatoire. Il faut que la prestation compensatoire ne puisse pas être versée sous forme de capital.
Il peut s'agir d'un bien mobilier (par exemple un véhicule) ou immobilier, correspondant à la valeur de la prestation compensatoire. Ce bien peut être un bien de la communauté , un bien en indivision ou un bien propre .
L'accord de l'époux débiteur est exigé pour l'attribution en propriété de biens qu'il a reçu par succession ou donation.
Le bien peut être attribué en :
Droit d'usage et d'habitation
Usufruit .
La valeur du bien attribué au titre de la prestation compensatoire doit être déterminée par un professionnel qualifié (par exemple un notaire, un expert judiciaire).
La prestation compensatoire peut être versée sous forme d'une rente viagère . Ce n'est possible qu'à titre exceptionnel lorsque l'âge ou l'état de santé de l'époux qui peut en bénéficier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins. Parfois elle peut être combinée avec le versement d'un capital.
Lorsqu'elle est demandée devant le Jaf , celui-ci doit motiver sa décision.
Cette rente viagère est obligatoirement revalorisée annuellement et indexée pour suivre l'évolution du coût de la vie.
Son versement n'est pas limité dans le temps.
Le montant de la rente peut être révisé, suspendu ou supprimé en fonction de l'évolution des ressources ou des besoins des époux (par exemple la mise à la retraite).
La révision ne peut pas être supérieure au montant fixé initialement dans le jugement.
Il ne faut pas confondre la revalorisation et la révision de la prestation compensatoire :
Revalorisation pour indexer annuellement la prestation
Révision pour demander une diminution ou une augmentation du montant de la prestation.
Dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel, les époux peuvent prévoir que la prestation compensatoire soit versée sous forme d'une rente pour une durée déterminée.
Les versements de cette rente cessent au bout d'un nombre d'années fixé par les époux (par exemple 10 ans) ou à l'occasion d'un événement prévu (par exemple mise en retraite de l'époux débiteur ).
Révision demandée par l'époux créancier
L'époux créancier ne peut pas demander la révision de la prestation fixée en capital. Il peut uniquement saisir le Jaf d'une demande en paiement du solde du capital indexé dans le jugement ou dans la convention, après la liquidation du régime matrimonial .
À savoir
Si la prestation compensatoire a été versée en capital en une seule fois, il est impossible de la réviser.
Révision demandée par l'époux débiteur
L'époux débiteur qui justifie d'un changement important dans sa situation (licenciement, retraite...) peut demander une révision. Elle ne peut porter que sur le montant des versements ou leur échelonnement . Le montant initial du capital fixé par le jugement (ou la convention) de divorce ne peut pas être modifié.
À titre exceptionnel, le juge peut autoriser par décision motivée le versement du capital sur une durée supérieure à 8 ans (par exemple en cas de perte d'emploi, de difficultés de santé, de charges familiales supplémentaires).
À savoir
Si ses capacités financières le lui permettent (par exemple héritage, augmentation du salaire), l'époux débiteur peut décider de payer la totalité du capital restant dû. Cette démarche peut être faite lorsque celui-ci est versé en plusieurs fois, il n'est pas nécessaire de saisir le Jaf pour cette modification.
La révision de la prestation compensatoire peut être demandée par l'un ou l'autre des époux.
Il est possible de demander le remplacement d'une rente par un capital. La révision, la suspension ou la suppression de la rente peuvent aussi être demandées.
Remplacement d'une rente par un capital
L'époux débiteur comme l'époux créancier peuvent demander au juge la transformation de la rente viagère en un capital.
Quand l'époux créancier en fait la demande, il doit justifier que la situation de l'époux débiteur permet cette modification (par exemple si l'époux débiteur a hérité d'une somme).
Quand l'époux débiteur en fait la demande, il doit justifier qu'il ne peut plus régler la rente et que l'âge ou l'état de santé de l'époux créancier ne fait pas obstacle à cette modification.
Le capital dû est calculé en fonction du montant de la rente annuelle indexée, de l'âge de l'époux créancier, de son espérance de vie et d'un coefficient .
Exemple
Pour une femme âgée de 60 ans et bénéficiant d'une rente viagère de 500 € par mois soit 6 000 € / an, le coefficient applicable est de 15.478 de telle manière que le montant du capital substitué s'élève à 92 868 € .
Révision, suspension ou suppression de la prestation compensatoire
Les époux débiteur et créancier peuvent demander la réduction, la suspension ou la suppression de la prestation compensatoire. La demande doit être justifiée par un changement important dans les ressources ou les besoins de l'un ou de l'autre (par exemple invalidité, concubinage notoire , chômage).
L'époux créancier dont la rente a été précédemment diminuée peut demander un rétablissement de son montant initial lorsque l'époux débiteur est revenu à meilleure fortune . Dans ce cas, la révision ne peut pas avoir pour effet de porter la rente à un montant supérieur à celui initialement fixé.
À noter
La suspension ne peut avoir qu'une durée déterminée.
L'époux créancier dispose d'un délai de 10 ans à compter du jugement pour la récupérer.
Le délai débute dès que la décision de divorce est devenue définitive.
Le commissaire de justice peut mettre en œuvre une des procédures suivantes :
La prestation compensatoire versée en capital ne peut pas faire l'objet d'une procédure de paiement direct .
Si le commissaire de justice n'arrive pas à récupérer la prestation compensatoire, l'époux créancier peut saisir la Caf qui procède au recouvrement. Cette démarche est possible uniquement si la pension alimentaire d'un enfant et la prestation compensatoire ne sont pas payées.
En cas de non-paiement de la prestation compensatoire, l'époux créancier peut porter plainte. C'est un délit d'abandon de famille puni de 2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.
Si le non-paiement de la prestation compensatoire entraîne un préjudice pour l'époux créancier, ce dernier peut saisir le Jaf pour demander la fixation de dommages-intérêts compensatoires.
Il est possible de demander le paiement des arriérés des 5 dernières années à compter du dernier impayé.
Le commissaire de justice peut mettre en œuvre une des procédures suivantes :
Si le commissaire de justice n'arrive pas à récupérer la prestation compensatoire, l'époux créancier peut saisir la Caf qui procède au recouvrement. Cette démarche est possible uniquement si la pension alimentaire d'un enfant et la prestation compensatoire ne sont pas payées.
Si le commissaire de justice ne parvient pas à récupérer la prestation compensatoire ou que les conditions ne sont pas remplies pour faire appel à la Caf, elle peut être recouvrée par le Trésor Public . La demande doit être adressée au procureur de la République du tribunal judiciaire du créancier.
Le recouvrement par le Trésor public n'est possible que pour la prestation compensatoire versée sous forme de rente viagère.
En cas de non-paiement de la prestation compensatoire, l'époux créancier peut porter plainte. C'est un délit d'abandon de famille puni de 2 ans d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.
Si le non-paiement de la prestation compensatoire entraîne un préjudice pour l'époux créancier, ce dernier peut saisir le Jaf pour demander la fixation de dommages-intérêts compensatoires.
En cas de décès de l'époux débiteur, l'époux survivant peut percevoir une pension de réversion . Celle-ci peut être déduite de la prestation compensatoire versée sous forme de rente.
Pour se renseigner en cas de non-paiement de la prestation
Pour se renseigner en cas de non-paiement de la prestation et de la pension alimentaire pour un enfant
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