Justice

Limitations de liberté du mineur avant le prononcé d’une sanction pénale

La liberté du mineur peut être limitée par un contrôle judiciaire, une assignation à résidence ou une détention provisoire.
Fiche pratiqueMis à jour le 19/03/2026Particuliers

La liberté d’un mineur peut-elle être limitée avant qu’il soit sanctionné ? Oui, plusieurs mesures limitent la liberté du mineur : le contrôle judiciaire, l’assignation à résidence et la détention provisoire. Ces mesures sont ordonnées lors d’une audience au cours de laquelle les représentants légaux du mineur sont convoqués. Les conditions dans lesquelles elles sont mises en place et exécutées dépendent de l’âge du mineur. Nous vous présentons les informations à connaître.

Selon votre situation

13 à 16 ans

La liberté du mineur peut-elle être limitée par un contrôle judiciaire ?

À certaines conditions, un juge peut décider de limiter la liberté d’un mineur en lui ordonnant de respecter les obligations et interdictions d’un contrôle judiciaire .

Pour quels motifs le mineur peut être placé sous contrôle judiciaire ?

Un mineur peut être placé sous contrôle judiciaire dans 4 hypothèses :

  • S’il encourt une peine criminelle

  • S’il encourt une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à 7 ans, car il est soupçonné d’avoir commis un délit

  • S’il est soupçonné d’avoir commis un délit pour lequel il encourt une peine de prison supérieure ou égale à 5 ans et qu’il a déjà fait l’objet d’une mesure éducative , d’une mesure judiciaire d’investigation éducative , d’une mesure de sûreté ou qu’il a déjà été déclaré coupable ou condamné dans le cadre d’une autre procédure ayant donné lieu à un rapport datant de moins d’un an

  • S’il encourt une peine de prison supérieure ou égale à 5 ans, car il est soupçonné d’avoir commis un délit de terrorisme, une agression sexuelle , des violences volontaires ou un délit commis avec violences (exemple : vol avec violences).

Le contrôle judiciaire n’est pas une peine. Il s’agit d’une mesure provisoire qui permet de restreindre la liberté du mineur faisant l’objet de poursuites. Cette mesure a pour but d’empêcher le mineur de commettre une nouvelle infraction .

Il peut également être ordonné pour permettre le bon déroulement de l'enquête et de l’instruction , éviter les pressions sur d’autres personnes , protéger le mineur délinquant et pour garantir sa présence devant le juge .

Comment est décidé le placement sous contrôle judiciaire ?

Le mineur peut être placé sous contrôle judiciaire par 4 juges différents en fonction de la situation :

Le placement sous contrôle judiciaire peut être décidé uniquement après un débat contradictoire . Au cours de ce débat, le juge entend le procureur de la République, le mineur, son avocat, ses représentants légaux et le service qui suit le mineur.

S’il décide de placer le mineur sous contrôle judiciaire, le juge l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Il lui indique également les conséquences en cas de non-respect de ces mesures.

Le mineur (représenté par son avocat) ou l’un de ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision de placement sous contrôle judiciaire.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

De manière générale, cette contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si le contrôle judiciaire est prononcé lors d’une instruction , elle doit être communiquée à la chambre de l’instruction .

Cour d'appel

cour_appel Ministère chargé de la justice

À quelles mesures est soumis le mineur placé sous contrôle judiciaire ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

  • Interdiction de sortir d’un territoire fixé par le juge (exemple : interdiction de sortir d’une ville)

  • Interdiction de sortir de son domicile sauf dans les conditions et pour un motif fixé par le juge

  • Interdiction de se rendre dans certains lieux déterminés par le juge

  • Obligation d’informer le juge chargé de l’affaire de tout déplacement en dehors des limites géographiques qu’il a fixées

  • Obligation de pointer auprès d’un service éducatif ou d’une autorité désigné par le juge (exemple : police, association)

  • Obligation de suivre une scolarité régulière, de suivre une formation ou d’exercer une activité professionnelle

  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes désignées par le juge (exemple : complices, victimes)

  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi à commettre l’infraction

  • Obligation de respecter la mesure de placement ordonné par le juge (exemple : placement chez un membre de la famille, dans un établissement de la protection judiciaire de la jeunesse tel qu’un centre éducatif fermé ou un établissement de placement éducatif et de milieu ouvert ).

    De manière générale, la durée maximale du placement est de 6 mois, renouvelable une fois pour la même durée. Pour les mineurs poursuivis pour une infraction de terrorisme ou commise en bande organisée faisant encourir une peine supérieure ou égale à 10 ans d’emprisonnement , le placement peut avoir lieu pendant 2 ans.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées, le juge peut décider de modifier ou d’annuler son contrôle judiciaire.

S’il y met fin, le juge de la liberté et de la détention peut prononcer une détention provisoire à certaines conditions.

À savoir

Ces obligations et interdictions mesures peuvent également être modifiées à la demande du mineur (représenté par son avocat), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde.

Combien de temps dure le contrôle judiciaire du mineur ?

La durée classique du contrôle judiciaire varie en fonction de la situation dans laquelle il a été ordonné. Dans certaines circonstances, il peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique du contrôle judiciaire du mineur

Le contrôle judiciaire peut durer :

  • Jusqu’à la fin de l’instruction s’il a été décidé dans le cadre d’une instruction

  • Jusqu’à l’audience d’examen sur la culpabilité , s’il a été prononcé à la suite d’un défèrement du mineur

  • Jusqu’au prononcé de la sanction, s’il a été prononcé lors de l’audience d’examen sur la culpabilité ou au cours de la période de mise à l’épreuve éducative.

Fin du contrôle judiciaire du mineur avant la date prévue

Le juge des enfants ou le juge d’instruction (dans le cadre d’une instruction ) peuvent mettre fin au contrôle judiciaire avant la date initialement prévue.

Le juge compétent peut décider d’arrêter le contrôle judiciaire à la demande du mineur (assisté de son avocat ), de ses représentants légaux ou de la personne qui en a la garde (exemple : un membre de sa famille).

La demande doit être faite par requête transmise au greffe du juge des enfants ou du juge d’instruction (si une instruction est ouverte).

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Ministère chargé de la justice

À noter

Le juge peut également mettre fin au contrôle judiciaire de lui-même ou sur demande du procureur de la République.

La liberté du mineur peut-elle être limitée par une assignation à résidence sous surveillance électronique ?

Depuis le 25 juin 2025, un juge peut limiter la liberté d’un mineur âgé de 13 à 16 ans en l’obligeant à rester son domicile (ou à celui de ses représentants légaux ), sous bracelet électronique. Cette assignation à résidence est soumise à certaines conditions. Elle est valable pour un temps limité. Il s’agit alors d’une assignation à résidence sous surveillance électronique.

Pour quels motifs le mineur peut-il être assigné à résidence avec surveillance électronique ?

Un mineur de 13 à 16 ans peut être obligé à rester dans un lieu déterminé en portant un bracelet électronique dans 2 hypothèses :

  • Il est soupçonné d’avoir commis un acte terroriste pour lequel il risque une peine supérieure ou égale à 5 ans d’emprisonnement

  • Ou il est soupçonné d’avoir commis une infraction en bande organisée pour laquelle il encourt une peine supérieure ou égale à 10 ans d’emprisonnement .

Comment est décidée l’assignation à résidence avec surveillance électronique d’un mineur ?

Le mineur délinquant peut être assigné à résidence par 4 juges différents en fonction de la situation :

L’assignation à résidence du mineur peut uniquement intervenir après un débat contradictoire .

Au cours de ce débat, le juge entend le procureur de la République s’il est présent, le mineur, son avocat et ses représentants légaux (ou le service auquel le mineur est confié).

Sa décision se fonde également sur l’avis de la protection judiciaire de la jeunesse.

À noter

Dans certaines circonstances, la présence du procureur de la République n’est pas obligatoire.

S’il décide d’assigner le mineur à résidence sous surveillance électronique, le juge lui précise le lieu d’assignation, les jours et les horaires auxquels il doit rester dans ce lieu et les motifs pour lesquels il a le droit de s’absenter.

Par ailleurs, il l’informe oralement des obligations et interdictions qui lui seront imposées. Enfin, il lui indique que le bracelet électronique peut être installé uniquement avec son accord. Toutefois, s’il refuse cette installation, cela peut donner lieu à l’annulation de l’ ARSE et à son placement en détention provisoire.

À savoir

Pour que l’assignation à résidence du mineur soit fixée au domicile de ses représentants légaux , ils doivent avoir donné leur accord.

Le mineur (représenté par son avocat) ou ses représentants légaux peuvent faire appel de la décision du juge.

L’appel doit être effectué dans un délai de 10 jours suivant la notification de la décision.

La contestation doit être transmise à la chambre spéciale des mineurs dont dépend le juge qui a rendu la décision. Si l’ARSE a été décidée durant l’instruction, l’appel est formulé devant la chambre de l’instruction.

Cour d'appel

cour_appel Ministère chargé de la justice

À quelles obligations est soumis le mineur assigné à résidence ?

Le juge peut prononcer plusieurs obligations et interdictions à l’égard du mineur délinquant. Parmi elles :

  • Interdiction de s’absenter de son domicile sauf dans les conditions et pour les motifs déterminés par le juge

  • Obligation d’informer le juge de tout déplacement en dehors des limites géographiques qu’il a fixées

  • Obligation de se présenter auprès d’un service éducatif ou d’une autorité désigné par le juge (exemple : police, association)

  • Interdiction d’entrer en contact avec certaines personnes désignées par le juge (exemple : complices, victimes)

  • Interdiction d’utiliser le compte de la plateforme en ligne qui a servi à commettre l’infraction

  • Obligation de suivre un traitement, notamment en cas d’infraction liée à l’alcool ou à la drogue

  • Interdiction de détenir une arme.

À savoir

Le juge peut prononcer plusieurs mesures. Il peut les modifier ou y mettre fin de lui-même, sur demande du mineur, de ses représentants légaux, du service qui le suit ou du procureur de la République.

Si le mineur ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées, le juge peut décider de modifier ou de mettre fin à l’assignation à résidence.

Le mineur peut-il être privé de liberté en raison d’une détention provisoire ?

De manière exceptionnelle , le mineur peut être temporairement privé de liberté (emprisonné) avant d’être condamné. Il s’agit d’une détention provisoire . Cette mesure doit intervenir lorsque le contrôle judiciaire et l’assignation à résidence avec surveillance électronique ne sont pas suffisantes.

Pour quels motifs le mineur peut-il être placé en détention provisoire ?

La détention provisoire peut être prononcée à l’égard d’un mineur soupçonné d’avoir commis un crime .

Lorsque le mineur est poursuivi pour un délit , cette mesure peut être ordonnée si les 2 conditions suivantes sont réunies :

  • Il n’a pas respecté les conditions du placement en centre éducatif fermé fixées dans le cadre d’un contrôle judiciaire

  • Le rappel ou l’aggravation des obligations du contrôle judiciaire ne sont pas suffisants.

Attention

La violation du placement doit être grave, répétée ou être accompagnée d’un manquement à d’autres obligations et interdictions du contrôle judiciaire.

Cette mesure est décidée si elle est l’unique moyen d’éviter la commission d’une nouvelle infraction , de permettre le bon déroulement de l’enquête ou de l’instruction , d’empêcher des pressions sur d’autres personnes (victimes, témoins, etc.), de protéger le mineur délinquant ou de garantir sa présence devant le juge.

Comment se passe le placement en détention provisoire du mineur ?

Le mineur peut être placé en détention provisoire au cours d’une instruction . Par ailleurs, le placement en détention provisoire peut être décidé si le contrôle judiciaire ou l’ ARSE a été révoqué .

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le procureur de la République , le mineur, son avocat et ses représentants légaux lors d’un débat contradictoire . Il se fonde également sur l’avis rendu par la protection judiciaire de la jeunesse.

Sa décision doit être argumentée.

Lorsque le juge ordonne la détention provisoire, le mineur est emprisonné dans un établissement spécial pour mineurs.

Le mineur peut contester la décision de placement en détention provisoire devant la chambre spéciale des mineurs, dans un délai de 10 jours.

Cour d'appel

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Combien de temps peut durer la détention provisoire du mineur ?

La durée classique de la détention provisoire varie en fonction de la situation dans laquelle elle a été ordonnée. Dans certaines circonstances, elle peut prendre fin avant la date initialement prévue.

Durée classique de la détention provisoire du mineur

Si le mineur est placé en détention provisoire avant l'audience sur le prononcé d’une sanction , sa durée est limitée à 1 mois .

Dans le cadre d'une instruction , la durée du placement en détention provisoire varie selon le type d’infraction que le mineur est soupçonné avoir commis (un crime ou un délit ).

Crime

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire du mineur est de 6 mois renouvelable une fois pour la même durée (soit 12 mois au total).

Après le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente (exemple : tribunal pour enfants), la détention provisoire peut être maintenue pendant 6 mois maximum.

Délit

Pendant l’instruction, la durée de la détention provisoire est de :

15 jours renouvelable une fois pour la même durée (soit 1 mois au total), lorsque la peine qu’il risque est inférieure à 10 ans d’emprisonnement

1 mois renouvelable une fois pour la même durée (soit 2 mois au total), lorsque la peine encourue est supérieure à 10 ans d’emprisonnement.

Après le renvoi de l’affaire devant la juridiction compétente (exemple : juge des enfants), la détention provisoire peut être maintenue pendant 3 mois maximum.

  • 15 jours renouvelable une fois pour la même durée (soit 1 mois au total), lorsque la peine qu’il risque est inférieure à 10 ans d’emprisonnement

  • 1 mois renouvelable une fois pour la même durée (soit 2 mois au total), lorsque la peine encourue est supérieure à 10 ans d’emprisonnement.

Demande de mise en liberté faite par le mineur

À tout moment avant l’audience sur le prononcé de la culpabilité (ou avant l’audience unique ), le mineur (ou son avocat) peut demander à être libéré.

La demande écrite doit être adressée au greffe du juge de la liberté et de la détention (JLD) du lieu dans lequel l’affaire doit être jugé.

Tribunal judiciaire ou tribunal de proximité

Ministère chargé de la justice

Le JLD a 5 jours pour rendre sa décision. Passé ce délai, le mineur peut faire une demande auprès de la chambre spéciale des mineurs.

Cour d'appel

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La limitation de liberté du mineur peut-elle être accompagnée d’une mesure éducative judiciaire provisoire ?

Le contrôle judiciaire ou l’ ARSE peut être cumulé avec une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP) . Dans le cadre d’une détention provisoire, la mise en place de cette mesure est obligatoire .La MEJP peut être prononcée à tous les stades de la procédure.

À savoir

La MEJP peut être décidée alors même que que le suspect est devenu majeur au jour de l’audience. Cependant, elle doit prendre fin lorsqu’il a atteint ses 21 ans.

Avant d’ordonner cette mesure, le juge entend le mineur, son avocat et ses représentants légaux (sauf s’ils ne se présentent pas à l’audience alors qu’ils ont été convoqués).À la fin de l’audience, le juge explique le contenu de la MEJP au mineur et à ses représentants légaux.Effectivement, le mineur peut être obligé de suivre un ou plusieurs modules (exemple : module de réparation) et de se plier aux obligations et interdictions fixées par le juge (par exemple, l’interdiction de paraître dans le lieu où l’infraction a été commise, pour une durée maximale d’1 an).Le juge des enfants (ou le juge d’instruction si une instruction est ouverte) assure le suivi de la MEJP. À tout moment, il peut en modifier le contenu ou y mettre fin.La MEJP n’est pas limitée dans le temps. Toutefois, de manière générale, elle est exercée jusqu'au jugement du mineur soit sur la culpabilité si elle a été ordonnée lors du défèrement , soit sur la sanction si elle a été ordonnée pendant la période de mise à l'épreuve éducative .

Attention

Dans le cadre d’une instruction , la MEJP est prononcée pour une durée d’1 an renouvelable.

Définitions

Représentant légal
Personne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme
Contrôle judiciaire
Ensemble d'obligations imposées à une personne mise en cause dans une procédure pénale, dans l'attente de sa comparution devant une juridiction
Délit
Acte interdit par la loi et puni d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement inférieure à 10 ans
Mesure judiciaire d’investigation éducative
Évaluation approfondie de la personnalité et de la situation du mineur, y compris sur le plan médical
Mesure de sûreté
Mesure prise contre une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction, dans le but d’éviter qu’elle passe de nouveau à l’acte. Cette mesure peut être limitative ou privative de liberté (exemple : contrôle judiciaire, détention provisoire, etc.)
Infraction
Acte interdit par la loi et puni d'une sanction pénale. Il existe 3 types d'infractions classés en fonction de leur gravité : les contraventions, les délits et les crimes
Instruction
Phase de la procédure pénale durant laquelle le juge d'instruction enquête sur les faits. Il rassemble les éléments relatifs à l'existence d'une infraction, à ses éventuels auteurs et aux circonstances dans lesquelles elle a été commise.
Procureur de la République
Magistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.
Déferrement
Mesure de contrainte par laquelle une personne est emmenée à la fin de sa garde à vue devant le procureur de la République ou le juge d'instruction en vue de sa mise en examen
Détention provisoire
Emprisonnement d'une personne mise en cause dans une affaire pénale, avant la tenue de son procès
Juge d'instruction
Un juge d'instruction est un magistrat désigné dans le cas d'affaires pénales complexes. Il est chargé de l'instruction des affaires et peut déléguer la réalisation de certains actes (perquisitions, auditions, etc.) à un officier de police judiciaire ou à un autre juge (on parle de «  commission rogatoire »). 
Information judiciaire
Enquête judiciaire menée dans une affaire pénale et dirigée par un juge d'instruction
Débat contradictoire
Débat où chaque partie est en mesure d'exposer son point de vue et de discuter des preuves, faits, arguments liés à l'affaire concernée
Notification
Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne
Plateforme en ligne
Plateforme qui permet la mise en relation de plusieurs personnes en vue de la vente d'un bien, de la fourniture d'un service, de l'échange ou du partage d'un contenu
Centre éducatif fermé
Centre réservé aux mineurs dangereux qui font l’objet d’un contrôle judiciaire, d’un sursis probatoire ou d’une libération conditionnelle. Le mineur est sous la surveillance permanente d’adultes et doit respecter des obligations et interdictions (respect des horaires, prise de repas en commun, rangement des chambres, etc.)
Établissement de placement éducatif et de milieu ouvert
Établissement qui combine à la fois une fonction d’accueil et d’hébergement (placement du mineur) et une fonction éducative au sein du domicile du mineur
Bande organisée
Constitue une bande organisée tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'une ou plusieurs infractions
Emprisonnement
Peine de prison prononcée en cas de délit
Requête
Écrit formalisé permettant de saisir un tribunal
Crime
Infraction la plus grave punissable par une peine de prison (viol, violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, meurtre, assassinat par exemple)
Révocation (procédure pénale)
Décision du juge qui met fin au contrôle judiciaire, à l’assignation à résidence ou à l’assignation à résidence sous surveillance électronique et qui conduit à la détention provisoire
Réclusion criminelle
Peine de prison prononcée en cas de crime.

Questions associées

Qui peut vous aider

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Références

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