Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets, ex-Direccte)
Pour obtenir des informations sur la saisie ou la transmission d'une demande, par exemple, et sur le droit du travail
Travail - Formation
La rupture conventionnelle permet à l’employeur et au salarié de rompre d’un commun accord un CDI . Une procédure spécifique doit être respectée : entretien(s), respect des délais de procédure, demande d'homologation par l'administration. La convention de rupture signée entre l'employeur et le salarié prévoit les conditions de rupture et l’indemnité spécifique. Après une rupture conventionnelle, le salarié peut percevoir des indemnités de France Travail (anciennement Pôle emploi). Nous faisons le point sur la règlementation.
Une assistante maternelle ne peut pas conclure de rupture conventionnelle avec l'employeur pour rompre le contrat de travail.
Le particulier employeur et le salarié peuvent convenir d'une rupture conventionnelle.
Il est possible de conclure une rupture conventionnelle dès lors que le consentement de chacun est libre et éclairé .
Par exemple, une rupture conventionnelle peut être conclue pendant les périodes de suspension du contrat de travail suivantes :
Maladie
Accident du travail ou maladie professionnelle
Congé de maternité
Congé parental
Congé sabbatique.
Il est également possible de conclure une rupture conventionnelle lorsque l'entreprise rencontre des difficultés économiques. Dans ce cas, la rupture conventionnelle ne doit pas être utilisée pour contourner la procédure de licenciement économique (par exemple, absence de recherche de reclassement).
L'employeur et le salarié ne peuvent pas convenir d'une rupture conventionnelle si elle est prise dans l'un des cas suivants :
Conclusion dans des conditions frauduleuses ou en l'absence d'accord conclu entre le salarié et l'employeur (par exemple, si le salarié a subi des pressions ou des menaces pour signer la rupture conventionnelle)
Proposition dans le cadre d'un accord collectif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ou d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE)
Proposition dans le cadre d'un accord collectif portant sur la rupture conventionnelle collective
Procédure de rupture conventionnelle individuelle visant à contourner les garanties prévues pour le salarié en matière de licenciement économique .
La réglementation varie en fonction de la présence ou non de représentants du personnel :
La convocation doit indiquer que le salarié peut se faire assister lors de l'entretien :
Soit par un autre salarié appartenant à l'entreprise
Soit par un conseiller extérieur appelé conseiller du salarié .
La lettre précise les coordonnées de la mairie et de l'inspection du travail compétente pour l'entreprise où le salarié peut trouver la liste des conseillers du salarié.
L'adresse de la mairie est celle du domicile du salarié s'il réside dans le même département que celui où est située l'entreprise, sinon c'est celle de la mairie du lieu de travail.
Le salarié qui choisit se faire assister doit en informer l'employeur avant la date prévue pour l'entretien (ou les entretiens).
Les nom, prénom et statut de l'assistant doivent être indiqués dans le formulaire.
Soit par un autre salarié appartenant à l'entreprise
Soit par un conseiller extérieur appelé conseiller du salarié .
La convocation doit préciser qu'il peut se faire assister lors de l'entretien par un salarié appartenant à l'entreprise ( représentant du personnel ou non).
Le salarié qui choisit se faire assister doit en informer l'employeur avant la date prévue pour l'entretien (ou les entretiens).
Les nom, prénom et statut de l'assistant doivent être indiqués dans le formulaire.
La réglementation varie selon que le salarié se fait assister ou non :
La réglementation varie en fonction de l'effectif de l'entreprise :
Lors de chaque entretien, si le salarié se fait assister , l'employeur peut se faire accompagner par l'une des personnes suivantes :
Personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise
Membre de son organisation syndicale d'employeurs
Autre employeur relevant de la même branche.
Si l' employeur décide de se faire assister durant un entretien, il doit en informer le salarié avant l'entretien (par écrit ou oralement).
Lors de chaque entretien, si le salarié se fait assister , l'employeur peut se faire accompagner par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.
Si l' employeur décide de se faire assister durant un entretien, il doit en informer le salarié avant l'entretien (par écrit ou oralement).
Personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise
Membre de son organisation syndicale d'employeurs
Autre employeur relevant de la même branche.
Lors de chaque entretien, si le salarié se fait assister , l'employeur peut se faire accompagner par l'une des personnes suivantes :
Personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise
Membre de son organisation syndicale d'employeurs
Autre employeur relevant de la même branche.
Si l' employeur décide de se faire assister durant un entretien, il doit en informer le salarié avant l'entretien (par écrit ou oralement).
Personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise
Membre de son organisation syndicale d'employeurs
Autre employeur relevant de la même branche.
Lors de chaque entretien, si le salarié se fait assister , l'employeur peut se faire accompagner par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.
Si l' employeur décide de se faire assister durant un entretien, il doit en informer le salarié avant l'entretien (par écrit ou oralement).
L'employeur ne peut pas être assisté si le salarié est seul lors de l'entretien.
Le salarié du particulier employeur ne peut pas être assisté. Le particulier employeur ne peut également pas se faire assister.
L’employeur ou le salarié remplit le formulaire sur le téléservice , il peut le télécharger et l’imprimer même s’il n’est pas entièrement complété.
Le formulaire peut servir lors du ou des entretiens.
Une fois complètement rempli, il doit être téléchargé, signé et daté de manière manuscrite par l’employeur et le salarié.
Type : selNG
Audience : Particuliers
Source : Ministère chargé du travail
Si l'employeur ou le salarié n'est pas en mesure d'utiliser le téléservice , il en informe la DDETSPP . Il renseigne alors le formulaire cerfa n°14598 de rupture conventionnelle d’un CDI et formulaire de demande d’homologation.
Dans les 2 cas, le formulaire doit préciser les conditions de la rupture :
Date de la fin du délai de rétractation (droit de changer d'avis sur sa décision)
Date de rupture du contrat de travail, fixée au plus tôt au lendemain du jour de l' homologation de la DDETSPP
Montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle.
À savoir
Ce formulaire peut être complété par des annexes, par exemple en ce qui concerne la clause de non-concurrence .
La convention de rupture conventionnelle concernant un salarié protégé est soumise non pas à homologation, mais à autorisation de l'inspecteur du travail.
Le téléservice TéléRC ne peut pas être utilisé.
Le CSE doit être consulté pour les salariés protégés suivants :
Membres élus du CSE
Représentants syndicaux au CSE
Représentants de proximité
Salariés investis de certains mandats particuliers.
Une fois l'avis du CSE (favorable ou défavorable) obtenu, l'employeur et le salarié en CDI peuvent signer le formulaire de demande d'autorisation de rupture conventionnelle d'un salarié protégé.
Type : formulaireNG
Audience : Particuliers
Source : Ministère chargé du travail
À savoir
Le formulaire peut être complété par des annexes par exemple en ce qui concerne la clause de non-concurrence .
Le non-respect de ces obligations peut permettre au salarié d'obtenir l'annulation de la rupture conventionnelle et le versement des indemnités de licenciement injustifié (sans cause réelle et sérieuse) . Le salarié doit saisir le conseil de prud'hommes.
La date de fin du délai de rétractation est inscrite sur la convention de rupture.
La date de fin du contrat est inscrite dans la convention de rupture conventionnelle.
L'employeur ou le salarié adresse la demande d' homologation de la convention de rupture en utilisant le téléservice TéléRC .
Cette demande peut être adressée à partir du lendemain de la fin du délai de rétractation.
Type : selNG
Audience : Particuliers
Source : Ministère chargé du travail
Lorsque l'employeur ou le salarié n'a pas été en mesure d'utiliser le téléservice , il en informe la DDETSPP . La demande d' homologation de rupture conventionnelle peut alors être effectuée exceptionnellement par le dépôt du formulaire cerfa n°14598 qui a été renseigné. Ce formulaire est adressé, de préférence, par lettre RAR ou par lettre remise en main propre contre décharge à la DDETSPP.
La DDETSPP a un délai de 15 jours ouvrables à partir du lendemain de la réception de la demande, pour vérifier la validité de la convention.
Si le dernier jour de ce délai tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé , il est prolongé jusqu'au 1 er jour ouvrable suivant.
Si la DDETSPP n'a pas répondu dans le délai de 15 jours , la convention est homologuée .
La DDETSPP doit indiquer les raisons du refus de l'homologation (par exemple, non-respect d'une étape de la procédure ou non-respect du montant minimum de l'indemnité de rupture conventionnelle).
La demande d'autorisation de rupture conventionnelle est adressée à l'inspecteur du travail dès le lendemain de la fin du délai de rétractation.
Le procès-verbal de la réunion du CSE est adressé à l'inspecteur du travail avec cette demande.
L'inspecteur du travail doit s'assurer de la liberté de consentement des parties et de l'absence de lien entre la rupture conventionnelle et le mandat du salarié protégé.
En l' absence de réponse de l'inspecteur du travail dans un délai de 2 mois , la demande d'autorisation est considérée comme rejetée.
La rupture du contrat de travail ne peut intervenir que le lendemain du jour de l’autorisation donnée par l’inspecteur du travail.
À savoir
Tout recours doit être présenté dans les 2 mois suivant la décision de l'inspecteur du travail devant le ministre chargé du travail. Le recours ne se fait pas au conseil de prud'hommes .
Quelle que soit son ancienneté , le salarié dont la rupture conventionnelle est homologuée par la DDETSPP perçoit une indemnité spécifique de rupture conventionnelle.
L'indemnité ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement ou conventionnelle.
Le calcul de l'indemnité spécifique varie en fonction de l'ancienneté et de la rémunération du salarié.
Le montant de l'indemnité peut être estimé en utilisant le simulateur de calcul de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle :
Type : simulateurNG
Audience : Particuliers
Source : Ministère chargé du travail
À noter
Il est possible de négocier un montant supérieur au montant de l'indemnité légale ou conventionnelle.
Le salarié a droit à l'ensemble des éléments de rémunération dus par l'employeur à la date de rupture du contrat de travail (salaire, primes, etc...).
Il perçoit une indemnité compensatrice de congés payés , s'il n'a pas pris tous les congés acquis à la date de rupture du contrat.
Lorsqu'un dispositif d' épargne salariale est mis en place dans l'entreprise, l'employeur remet au salarié, à la fin du contrat de travail, un état récapitulatif des sommes épargnées.
Rupture conventionnelle signée dans un contexte de harcèlement moral
Employeur ayant exercé des pressions pour inciter le salarié à choisir une rupture conventionnelle.
Les recours concernant les salariés protégés relèvent de la compétence du ministre du travail.
Pour obtenir des informations sur la saisie ou la transmission d'une demande, par exemple, et sur le droit du travail